2.1 // Temps qu'on y est : pour que dure le plaisir !

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Et c’est le temps qui court...

Oui, le boys band Alliage parlait déjà de temporalités en 1997. Nous pensions que la reprise du Meetup méritait au moins une référence à ces années d’or de la chanson française.

En cette période de reprises et de transitions, quoi de plus spirituel que de parler du temps ? Hautement polysémique, le mot invite déjà à quelques digressions plutôt loisibles (dont beaucoup de chansons un peu honteuses).

C’est quoi, « le temps » ? Une juxtaposition de durées ? D’instants ? Un « nombre de mouvements » ? Est-ce qu’il se situe au passé, dans l’achèvement continuel du moment présent, est-ce qu’il est le présent même, le « maintenant », ou le « là » (attention, on se rapproche de l’espace) ? Est-ce qu’il se situe dans le futur, consigné sur des plans (encore, l’espace) où sont découpées des durées anticipées ?

Et la durée (celui qui ramène des macarons aura notre amour éternel) ? En quoi se différencie-t-elle du temps ? Une heure à attendre sans smartphone est-elle similaire à une heure en compagnie de biérosophes ? Car si « le temps passe vite » (cette expression mériterait une dissertation : vous avez une heure), comment percevait-on le temps lorsque se déplacer se comptait en jours et en mois ? Si l’heure est devenu une unité commune et universelle, qu’est-ce qui détermine exactement la façon dont on le perçoit ?

Souvenirs, souvenirs... Le temps transforme, et nos madeleines nous le rappellent chaque jour. Se rappeler, n’est-ce pas aussi mesurer le temps – si on admet (est-ce qu’on l’admet ?) que chaque état conscient soit une balise pour se représenter le décours temporel ?

« Ici et maintenant » : Eh oui. La distribution du temps est-elle similaire à celle de l’espace ? Quels rapports ces deux-là entretiennent-ils donc ? Pourquoi se rappeler « l’ici » et le « maintenant » ensemble ? Si on considère le temps comme une course irréversible en direction du néant – en témoigne notre état de décomposition en évolution continuelle, n’a-t-on pas tout intérêt à se distraire, pour oublier... Et si l’oubli implique le manque d’attention (se distraire n’est-il pas plutôt rediriger son attention ?), la conscience serait-elle le chaînon manquant pour être heureux même si on sait qu’on va (bientôt) mourir ?

Et la cadence ? Et le rythme ? Et la fréquence ? Et l’inédit ? Et l’usure ? Et le neuf ? Et l’éternité ? Et l’éphémère ? Et la simultanéité ? Et l’enchaînement ? Et les habitudes ? Et la spontanéité ? Et l’attente ? Et l’anxiété ?

Si on s’arrêtait là, et qu’on prenait le temps d’en parler ?

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Pour la rentrée des biérosophes, on s'organise toujours mieux (et on recrute des volontaires pour aider !) : nous partons sur un format structuré comme suit.

18h30
Arrivée des participants -> on se serre la main et on se fait même la bise. On commence à boire (il est capital d'arriver avant 19h pour profiter de l'Happy Hour).

19h - 20h
Premier round de débats (par groupes de 4 à 6 personnes) -> une feuille avec quelques pistes de réflexion sera gracieusement remise à qui en fera gracieusement la demande.

20h30 - 20h45
Première pause -> le moment sacré de la cigarette pour les inconditionnels de la nicotine, et surtout celui de jouer aux chaises musicales : on change de place et on recommence.
On continue de boire.

20h45 - 21h45
Second round de débats (toujours par groupes de 4 à 6 personnes), sauf qu'on aura changé de petits camarades (comrades !)

21h45 - 22h
Seconde pause.

22h - 23h
Restitutions, débriefing, mises en commun.
À partir des notes de chacun, nous mettrons en perspective les différentes évolutions qu'on pu prendre nos débats respectifs pour confronter nos raisonnements, et toujours s'engueuler avec panache.

23h
Ceux qui souhaitent/veulent/peuvent rester sont les bienvenus pour discuter de façon informelle (ou pas.)

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Comme toujours, nous sommes là avant et vous pouvez venir et repartir quand vous le souhaitez.

Au plaisir de s'engueuler avec panache ! (encore.)