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Rencontre hebdomadaire autour d'un thème donné pour débattre dans un café. Tout le monde est le bienvenue, venez comme vous êtes, avec vos connaissances, vos idées, et votre point de vue.

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  • Café-Philo du Mardi

    Café-Philo du Mardi

    Le Café de la Cloche, 4 Rue de la Charité (Lyon 2ème), Lyon, FR

    RDV à partir de 19h20 (début de la séance 19h30), au Café de la Cloche proche de la place Bellecour.
    Nombre de places limité, une
    deuxième séance aura lieu en parallèle au Café de la Cloche.
    Merci de penser à vous désinscrire en cas de désistement.

    Texte introductif proposé par Sylvie, Annie et Yanis.

    La masculinité existe-t-elle sans conditionnement ?

    Avant de répondre à cette question, il semble nécessaire de définir ce que l’on entend par masculinité et de la distinguer du masculinisme. La masculinité désigne l’ensemble des comportements, représentations, qualités et attentes que notre société associe au fait d’être un homme. Le masculinisme désigne un courant de pensée ou des mouvements qui défendent les intérêts des hommes. Ce sont donc deux notions différentes.
    Le conditionnement peut être compris comme l’ensemble des influences : éducation, famille, culture, société, médias, religion, groupe social qui nous amènent à intérioriser certaines normes et certains comportements. Dès l’enfance, on apprend ainsi explicitement ce qui est censé être un vrai homme : être fort, courageux, autonome, protecteur, ne pas trop montrer ses émotions, réussir, prendre des initiatives, être performant. Mais ces attentes ne sont-elles pas liées à celles que les femmes peuvent avoir envers les hommes ? La masculinité et la féminité ne se construisent-elles pas en partie l’une par rapport à l’autre ?

    Le conditionnement peut être un mécanisme collectif et interdépendant. La phrase de Simone de Beauvoir, « on ne naît pas femme, on le devient », permet de poser une question similaire pour les hommes. Dans quelle mesure devient-on un homme ? Pierre Bourdieu, avec la notion d’habitus, montre également comment les normes sociales peuvent être incorporées au point de nous sembler naturelles. Cela nous conduit à nous interroger sur ce que la masculinité relève de la biologie, et ce que relève de la construction sociale. Les recherches sur la testostérone invitent notamment à nuancer l’idée selon laquelle cette hormone déterminerait naturellement l’agressivité ou la violence.

    L’anthropologie permet également de remettre en question ce qui nous paraît évident. Certaines sociétés matrilocales ou matriarcales ne sont pas simplement l’inversion du patriarcal. Dans certaines d’entre elles, les responsabilités sont attribuées selon le mérite et la compétence que, selon le genre, les décisions sont prises par consensus et le fonctionnement social est davantage horizontal que vertical. Les femmes sont placées au centre sans être placées au sommet. Les hommes peuvent notamment habiter chez leur sœur et avoir un rôle de perso social auprès des enfants de celle-ci. Ces sociétés ont ainsi développé d’autres manières d’organiser les relations entre les sexes, le pouvoir, la famille et la sexualité. Cela montre que ce que nous considérons comme masculin ou féminin n’est peut-être pas universel.

    Mais si nous sommes conditionnés, peut-on nous déconditionner ? Peut-on réellement se construire une identité masculine qui ne soit propre ? Sartre nous rappelle que nous ne choisissons pas les conditions dans lesquelles nous naissons, mais que nous pouvons choisir ce que nous en faisons. Nous pouvons donc prendre conscience de notre conditionnement et décider de ce que nous voulons conserver. Cette déconstruction n’est pas uniquement individuelle, mais elle peut avoir un coût social. Celui qui s’écarte des normes du groupe peut être moqué, rejeté et se sentir marginalisé. Si les normes sont collectivement produites ou entretenues, leur transformation doit être également collective ?

    Être conditionné signifie-t-il pour autant être déterminé ? Peut-on s’émanciper sans s’exclure de la société ? Peut-on construire une masculinité choisie plutôt que subie ? Être libre, est-ce être débarrassé de tout conditionnement, ou apprendre à choisir ce que nous faisons de ce qui nous a construits ?

    Sources:

    Nous sommes tous des féministes https://fr-static.z-dn.net/files/d0a/f5b0c48b23596a0d84efbc19a57f9c92.pdf

    Ce que les hommes aussi doivent à Françoise Héritier https://theconversation.com/ce-que-les-hommes-aussi-doivent-a-francoise-heritier-87557

    Masculiny as homophobia
    (15 pages en anglais ) https://xyonline.net/sites/xyonline.net/files/2020-05/Kimmel%2C%20Masculinity%20as%20homophobia.pdf
    (vidéo en anglais)

    Why I'm done trying to be "man enough "
    https://www.youtube.com/watch?v=Cetg4gu0oQQ

    Butler trouble dans le genre https://youtu.be/8HvZqrpcUyc?si=jd2m0Rd-RN0xnWu1

    Éducations viriles https://www.youtube.com/watch?v=BLdVUXD6wH0

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    30 partecipanti
  • Café-Philo du Mardi

    Café-Philo du Mardi

    Ninkasi Guillotière, 2 Pl. Antonin Jutard, Lyon, FR

    RDV à partir de 19h20 (début de la séance 19h30) au Ninkasi Guillotière (à l'étage).
    Nombre de places limité, une
    deuxième séance aura lieu en parallèle au Café de la Cloche.
    Merci de penser à vous désinscrire en cas de désistement.

    Texte introductif proposé par Sylvie, Annie et Yanis.

    La masculinité existe-t-elle sans conditionnement ?

    Avant de répondre à cette question, il semble nécessaire de définir ce que l’on entend par masculinité et de la distinguer du masculinisme. La masculinité désigne l’ensemble des comportements, représentations, qualités et attentes que notre société associe au fait d’être un homme. Le masculinisme désigne un courant de pensée ou des mouvements qui défendent les intérêts des hommes. Ce sont donc deux notions différentes.
    Le conditionnement peut être compris comme l’ensemble des influences : éducation, famille, culture, société, médias, religion, groupe social qui nous amènent à intérioriser certaines normes et certains comportements. Dès l’enfance, on apprend ainsi explicitement ce qui est censé être un vrai homme : être fort, courageux, autonome, protecteur, ne pas trop montrer ses émotions, réussir, prendre des initiatives, être performant. Mais ces attentes ne sont-elles pas liées à celles que les femmes peuvent avoir envers les hommes ? La masculinité et la féminité ne se construisent-elles pas en partie l’une par rapport à l’autre ?

    Le conditionnement peut être un mécanisme collectif et interdépendant. La phrase de Simone de Beauvoir, « on ne naît pas femme, on le devient », permet de poser une question similaire pour les hommes. Dans quelle mesure devient-on un homme ? Pierre Bourdieu, avec la notion d’habitus, montre également comment les normes sociales peuvent être incorporées au point de nous sembler naturelles. Cela nous conduit à nous interroger sur ce que la masculinité relève de la biologie, et ce que relève de la construction sociale. Les recherches sur la testostérone invitent notamment à nuancer l’idée selon laquelle cette hormone déterminerait naturellement l’agressivité ou la violence.

    L’anthropologie permet également de remettre en question ce qui nous paraît évident. Certaines sociétés matrilocales ou matriarcales ne sont pas simplement l’inversion du patriarcal. Dans certaines d’entre elles, les responsabilités sont attribuées selon le mérite et la compétence que, selon le genre, les décisions sont prises par consensus et le fonctionnement social est davantage horizontal que vertical. Les femmes sont placées au centre sans être placées au sommet. Les hommes peuvent notamment habiter chez leur sœur et avoir un rôle de perso social auprès des enfants de celle-ci. Ces sociétés ont ainsi développé d’autres manières d’organiser les relations entre les sexes, le pouvoir, la famille et la sexualité. Cela montre que ce que nous considérons comme masculin ou féminin n’est peut-être pas universel.

    Mais si nous sommes conditionnés, peut-on nous déconditionner ? Peut-on réellement se construire une identité masculine qui ne soit propre ? Sartre nous rappelle que nous ne choisissons pas les conditions dans lesquelles nous naissons, mais que nous pouvons choisir ce que nous en faisons. Nous pouvons donc prendre conscience de notre conditionnement et décider de ce que nous voulons conserver. Cette déconstruction n’est pas uniquement individuelle, mais elle peut avoir un coût social. Celui qui s’écarte des normes du groupe peut être moqué, rejeté et se sentir marginalisé. Si les normes sont collectivement produites ou entretenues, leur transformation doit être également collective ?

    Être conditionné signifie-t-il pour autant être déterminé ? Peut-on s’émanciper sans s’exclure de la société ? Peut-on construire une masculinité choisie plutôt que subie ? Être libre, est-ce être débarrassé de tout conditionnement, ou apprendre à choisir ce que nous faisons de ce qui nous a construits ?

    Sources:

    Nous sommes tous des féministes https://fr-static.z-dn.net/files/d0a/f5b0c48b23596a0d84efbc19a57f9c92.pdf

    Ce que les hommes aussi doivent à Françoise Héritier https://theconversation.com/ce-que-les-hommes-aussi-doivent-a-francoise-heritier-87557

    Masculiny as homophobia
    (15 pages en anglais ) https://xyonline.net/sites/xyonline.net/files/2020-05/Kimmel%2C%20Masculinity%20as%20homophobia.pdf
    (vidéo en anglais)

    Why I'm done trying to be "man enough "
    https://www.youtube.com/watch?v=Cetg4gu0oQQ

    Butler trouble dans le genre https://youtu.be/8HvZqrpcUyc?si=jd2m0Rd-RN0xnWu1

    Éducations viriles
    https://www.youtube.com/watch?v=BLdVUXD6wH0

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Sébastien J. è un Super Organizzatore