Dérive
Details
Ce groupe est une invitation à marcher autrement : sans destination fixe, sans chronomètre, avec curiosité. Devenir une badaude, c'est renoncer —
« pour une durée plus ou moins longue, aux raisons de se déplacer et d'agir qu'elles se connaissent généralement, aux relations, aux travaux et aux loisirs qui leur sont propres, pour se laisser aller aux sollicitations du terrain et des rencontres qui y correspondent. »
— Guy Debord, Théorie de la dérive, 1956
Dans le 20e, le terrain ne manque pas de sollicitations : les pentes de Ménilmontant, les cours secrètes de Charonne, les escaliers oubliés de la Campagne-à-Paris, les fresques de Belleville. Une ville dans la ville, pour celles qui lèvent les yeux.
### Concrètement:
- Deux à trois heures de marche douce, au rythme de la conversation et des découvertes.
- Des contraintes pour redécouvrir l'espace et débrangler le regard — prendre la rue la plus petite à chaque intersection, réciter un poème à une fleur.
Ni randonnée sportive, ni visite guidée magistrale.
Un groupe de femmes, petit et convivial (8 personnes maximum), pour pouvoir se parler, s'arrêter, rebondir sur une façade ou une anecdote.
Souvent une pause dans un café de quartier ou au coin d'un square pour prolonger la flânerie.
