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Rencontre hebdomadaire autour d'un thème donné pour débattre dans un café. Tout le monde est le bienvenue, venez comme vous êtes, avec vos connaissances, vos idées, et votre point de vue.
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Café-Philo du Mardi
Le Café de la Cloche, 4 Rue de la Charité (Lyon 2ème), Lyon, FRRDV à partir de 19h20 (début de la séance 19h30), au café de la Cloche proche de la place Bellecour.
L’apocalypse
Faut-il avoir connu l’apocalypse pour se libérer de la violence ?
Texte introductif proposé par Sébastien J. :Nous comprenons usuellement l'apocalypse comme étant un événement catastrophique, la fin d'une civilisation voire celle de l'humanité toute entière.
Or si on tente de retrouver le sens originel du mot tel que popularisé dans les écrits chrétiens (e.g. Livre de l'Apocalypse), il est davantage question d'un combat des forces d'un monde corrompu qui touche à sa fin contre les justes ralliés à la cause divine. La défaite des forces du mal est un horizon désirable pour ceux qui se sentent injustement persécutés et le jugement dernier un espoir de justice. Dans ce sens l'apocalypse serait nécessairement un événement qui marque la fin de la violence, laissant place au règne de la paix et de l'harmonie.
S'agissant de textes destinés aux premiers chrétiens persécutés par le pouvoir, l’effondrement promis semble désigner celui du pouvoir impérial de Rome. Sa cause est l’événement mis en exergue par le texte : la révélation du message christique. le Christ, représenté par un agneau qui s'offre en ultime sacrifice et l'amour va régner, et ce qui engendrait auparavant le mal sera défait.
Ce schéma d'une "libération possible" du mal, mobilisateur et porteur d'espoir pouvant se retrouver par analogie dans de nombreux mouvements religieux et politiques a été qualifié d'utopiste par de nombreux penseurs, notamment conservateurs. L'espérance de faire advenir une humanité libérée du mal serait illusoire et dangereuse. Il faudrait composer avec notre nature immuable, avec le vice inscrit en nous et supporter sa condition avec humilité....
Si des régimes oppresseurs et corrompus ont pu être renversés durablement, donnant tort à ceux prêts à défendre tout régime et tout statu quo, le rôle des visions de libération prophétiques est pour le moins ambiguë. Elles peuvent pousser à l'action mais également enjoindre d'accepter sa condition de souffrance (la libération est proche), voire justifier l'usage d'une violence nécessaire sur la route d'un projet de paix à plus long terme, tel que présent dans les idéologies modernes depuis Marx notamment.
Dans une perspective d'une fin possible de l'histoire (fin des royaumes terrestres et instauration du règne divin), la politique peut être perçue comme un mal qui devra prendre fin... dans cette vision renonçons-nous à toute tentative de réformer des systèmes nécessairement corrompus ? L'espoir libéral de voir l'économie et le jeu des marchés prendre la place des jeux de pouvoir archaïques s'inscrirait-il dans un tel schéma ?
Par ailleurs comment penser l'idée d'une apocalypse - ainsi entendue - dans le cadre de notre expérience personnelle ? Si le sens de l'apocalypse n'est pas l'advenue d'une catastrophe "qui nous tombe dessus", ce serait un événement attendu qui marquerait pour nous une ère nouvelle, soit l'espoir de la libération d'un état de souffrance.
Cet état sera ce qui se profile à la sortie d'une crise, d'une étape de bouleversement, de reconfiguration... Nous pouvons penser au passage de l'enfance à l'âge adulte qui passe par la crise d'adolescence, même si dans ce cas il s'agit de quelque chose qui nous arrive "fatalement" et pas nécessairement que nous attendons comme une libération.
Nous pouvons également conserver l'idée de révélation, qui nous transforme, en changeant notre vision des choses, constitue un bouleversement voire une rupture de notre réalité. Mais est-il sain de vivre dans l'espoir d'un futur meilleur ? Potentiellement au détriment de ce que nous pouvons faire pour rendre notre quotidien meilleur au jour le jour ? Une posture réaliste et mature doit-elle nous enjoindre de ne pas trop rêver ?
Pourtant lorsque nous devons préparer un examen nous sommes bien dans la perspective de voir notre monde changer pour le mieux au prix de certains sacrifices. Aussi l'espoir n'est pas nécessairement source de passivité et de fatalisme, et la question des effets que peuvent avoir le fait de se projeter dans un avenir meilleur reste ouverte.
Le texte de l’Apocalypse de Jean et ses interprétations - Louis Painchaud
https://essentiels.bnf.fr/fr/societe/spiritualites/05756754-2ed8-409e-99e7-5191aa01fdff-apocalypses-et-fins-monde/article/9e199964-4c00-479c-8adc-d8b5766d248e-texte-apocalypse-jean-et-ses-interpretationsQuand les hommes croyaient à l'Apocalypse - Jean Delumeau
https://www.lhistoire.fr/quand-les-hommes-croyaient-%C3%A0-lapocalypseJugement Dernier
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jugement_dernierMillénarisme
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mill%C3%A9narismeComment comprendre l'Apocalypse ? - Elian Cuvillier
https://regardsprotestants.com/video/bible-theologie/comprendre-bible/comprendre-l-apocalypse/Une histoire de l'utopie - Sources médiévales/Millénarisme - David Pucheu
https://une-histoire-de-lutopie.edel.univ-poitiers.fr/exhibits/show/sources/sources-medievales/mill--narismes.htmlViolence et histoire - L’instant Philo - Isabelle Royer
https://asso-maisondelaculture.fr/linstant-philo-violence-et-histoire-emission-du-dimanche-29-janvier-2024/14 partecipanti
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