La religieuse/DIDEROT - Impossibles adieux /Han KANG
Details
Une autrice, un auteur, deux continents, deux siècles, deux hymnes : à la liberté (après la claustration du corps et de l'esprit par la religion), à l'amitié (qui permettra à la mémoire traumatique de ressurgir comme un hommage aux disparus).
Trois femmes : Suzanne, Inseon, Gyeongha ...
" La religieuse " de Diderot :
Publié sans nom d'auteur, interdit il y a quelques années au cinéma, La Religieuse fait toujours scandale ; or, ce livre, disait Montherlant, « est à peine licencieux et n'est pas du tout frivole mais au contraire très grave ».
Inspiré par une histoire vécue, Diderot imagine que la religieuse Suzanne Simonin raconte ses mésaventures en 1760. Spoliée de sa dot, elle séjourne dans trois couvents successifs. La première supérieure est cupide, la deuxième est ascétique, la troisième est d'une sensualité éperdue qui fait vivre tout le couvent en fête. Diderot décrit ce qui arrive lorsqu'on contredit « la pente générale de la nature ».
« Je ne crois pas qu'on ait écrit une plus effroyable satire des couvents », disait-il.
La Religieuse est aussi et surtout une chaleureuse apologie de la liberté individuelle.
A l'origine de La Religieuse, un canular, monté par Diderot à un ami dévot. Le roman est devenu un hymne satirique à la liberté. Le lecteur amoureux du siècle, si habile à mettre les raisonneurs de son côté, jubile au récit des "liaisons dangereuses" de cette innocente, entrée au couvent malgré elle.
" Impossibles adieux " de Han Kang :
Un matin de décembre, Gyeongha reçoit un message de son amie Inseon, tout juste transférée d'urgence à l’hôpital de Séoul. Gravement blessée à la main, elle lui demande de se rendre chez elle, sur l’île de Jeju, pour nourrir son perroquet blanc qu’elle a laissé derrière elle.
Le soir même, une violente tempête de neige s'abat sur l’île. Et là-bas, compilée de manière minutieuse, c’est l'histoire de la famille d'Inseon qui attend Gyeongha : des archives réunies par centaines documentent l'un des pires massacres que la Corée ait connu – trente mille civils assassinés entre novembre 1948 et début 1949. Comme un long songe d'hiver, Impossibles adieux fait éclater au grand jour une mémoire traumatique enfouie depuis des décennies.
Présentations d'auteurs
Zelda et Grace se chargeront, respectivement, de nous faire une courte biographie de DIDEROT et de Han KANG afin de mieux éclairer/contextualiser les deux œuvres.
Merci à elles ;) !
Inscription
Ne vous inscrivez, s’il vous plaît, que si vous êtes sûr/e de pouvoir lire au moins une des deux œuvres et d'être présent/e le jour J.
Au plaisir de se rencontrer, débattre, discuter, autour d'un verre !
