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About us

Je fais appel à participation à ce tout nouveau groupe de lecture autour du "Dit du Genji", classique japonais du début du 11e siècle, dont on dit qu'il s'agit du plus vieux roman réaliste au monde.

Entrons ensemble dans son univers, tissé d'observations de l'âme humaine et de métaphores de la nature. Pas de bagage nécessaire. Juste une sensibilité personnelle qui répond à ces vers,

"Dans la nuit noire du printemps,
D’un prunier fleuri s’efface le teint
Seul émerge son parfum"

une bonne culture littéraire mondiale et l'ouverture d'esprit suffiront.

Propos de la réunion
Ce n'est en aucun cas un cours d'initiation ni même une série de conférences. C'est un lieu d'échange. Venez sans connaître ce texte, ni aucune familiarité avec la culture japonaise. On peut rejoindre la réunion à tout moment : dès le 1ère séance, ce serait bien certes, mais en venant à partir de la 10e, vous pourriez vous rattraper rapidement.

Matériel (pour lecture et discussion)
Je fournirai de la traduction française faite par moi-même, jointe de documents expliquant des thèmes historiques et le processus de traduction, etc. En fait de traduction, celle qui est depuis longtemps sur le marché n'est pas à considérer; son degré d'illisibilité est au-delà de l'excusable.

Documents d'aide-lecture

Lieu(x)

  • Pour les habitués (tous les mois), un lieu privé. Une contribution de 5 euros sera demandée à chacun pour défrayer le travail en amont.
  • Pour les nouveaux arrivants (tous les deux mois), un lieu public. Gratuit contre une consommation sur place.

Sur l'organisatrice
Née d’une ancienne famille de Kyoto, je suis familière de ce texte, de sa langue originelle et de ses références artistiques, depuis toujours. Francophone par ailleurs, ayant terminé un doctorat de lettres en France ; quelques efforts supplémentaires m'ont permis d’arriver à écrire dans un français classique. D'abord universitaire, j'ai ensuite intégré les affaires étrangères.

Mes rapports au Dit du Genji ont été renouvelés après mon retour de France. Je voulus connaître ce texte, loin de la vague illusion de proximité dont je m’étais laissée bercer depuis l’enfance. Le besoin de l'avoir, pour une fois, non seulement dans la tête, mais aussi dans le cœur et dans le ventre, s'imposa à moi. C'était presque réapprendre à vivre, seulement en passant par des voies qui n'existaient plus dans le monde moderne. J'étais prête à y donner le temps qu’il faudrait; j’y ai consacré 15 années consécutives. Pendant ces années, j’ai recopié à la main et au pinceau l’intégralité du texte original au moins 10 fois si ce n'est pas 20, lu quelque 300 thèses universitaires soutenues depuis les années 1910, arpenté l’archipel du nord au sud, d’est en ouest, à la rencontre de derniers descendants survivants d'héritiers de certains artefacts et d'archives.

Au terme de ce parcours, une chose me devint claire : ce texte n’a vraiment rien d'éloigné de nous. Non pas « au fond », mais « à l’évidence ». Le langage est limpide d'un bout à l'autre. La voix familière et nourricière. S'en étonner serait même inopportun. L’ancien japonais n'était-il pas né dans la logique des sentiments, en dehors et à l’encontre du savoir ?

Cependant, il en va tout autrement. Aujourd'hui, tout le monde parle de tout et de rien à propos du Dit du Genji, mais personne ne l'a lu. On peut en faire ce que l'on veut : des expos, des feuilletons, des essais de philo, des semblants de réflexions d'anthropologie, et l'on ne lève jamais le voile du mythe de son inaccessibilité : il en résulte des montagnes de lieux communs, d'évidences usées, de louanges grandiloquentes sans objets, d'écrans de fumée. On a cru que sacraliser protège. C'est tout le contraire qui se passe. Et entre-temps, la volonté de l'auteur, testament millénaire, n'a jamais été respectée : les vraies héritières de cette oeuvre demeurent destituées de leurs droits. J'entends les femmes du monde entier.

Alors, j'ai décidé de détruire ces obstacles et barrières, échafaudés depuis ces 8 siècles suivant la fin de la dynastie. Croyez-moi, ces obstacles institutionnels sont arbitraires, inutiles et souvent imaginaires. Pas besoin de vous en soucier à l'approche du Genji, si quelqu'un vous donnait des repères et connaissances nécessaires en des termes intelligibles, dans un vocabulaire non seulement quotidien mais aussi sensible, et vous montrait en filigrane les grandes charpentes thématiques et narratives qui soutiennent ce texte, absolument transposables à nos jours.

Je vais restituer à ce texte sa facilité d'accès. Je ressusciterai à ce dessein la langue ancienne où il a été écrit. Non pas telle quelle. Mais sa musique perpétuelle, sa résonance permanente, propre à la parole intérieure des femmes. Cela, passant par la langue française la plus précise, telle que le 17e siècle avait su la sauvegarder.  

Ce faisant, je tenterai de redonner leurs droits d’héritier à autant de femmes s'y intéressant, que je rencontrerai au cours de cette aventure. Voilà mon but ultime.

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